Loi sur l ’Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Energie (LAURE)
Publiée au journal officiel le 01/01/1997 elle remplace la précédente loi du 02/08/1961 relative à la lutte contre la pollution atmosphérique et les odeurs, et complète la loi du 19/07/1976 relative aux installations classées pour la protection de l’environnement.
Pour réduire les nuisances (pollution de l’air, bruit) et maîtriser la consommation énergétique, la LAURE fixe des objectifs que les PDU (plans de déplacements urbains) et les SCOT (schéma de cohérence territoriale) doivent intégrer :
- réduire le trafic automobile,
- favoriser les transports en communs (TC) et autres moyens de déplacements économes en énergie et moins polluants dont les bicyclettes,
- aménager le réseau de voiries pour favoriser les déplacements cités ci-dessus,
- Organiser le stationnement notamment en dehors des centres des villes,
- encourager les entreprises et les collectivités publiques à favoriser le transport moins polluant de leur personnel par utilisation des TC et du co-voiturage.
La LAURE s’applique aux agglomérations urbaines.
Le fait marquant de cette loi pour les cyclistes est l’ article 20 de la Loi sur l’Air, devenu article L228-2 du Code de l’Environnement :
L228-2 : A l’occasion des réalisations ou des rénovations des voies urbaines, à l’exception des autoroutes et voies rapides, doivent être mis au point des itinéraires cyclables pourvus d’aménagements sous forme de pistes, marquages au sol ou couloirs indépendants, en fonction des besoins et contraintes de la circulation. L’aménagement de ces itinéraires cyclables doit tenir compte des orientations du plan de déplacements urbains, lorsqu’il existe.
Etude d'impact
Selon l’article R 122-3, 4ème alinéa, du Code de l’Environnement, « lorsque la totalité des travaux prévus au programme est réalisée de manière simultanée, l'étude d'impact doit porter sur l'ensemble du programme. Lorsque la réalisation est échelonnée dans le temps, l'étude d'impact de chacune des phases de l'opération doit comporter une appréciation des impacts de l'ensemble du programme ».
Le projet s’intègre dans une notion de programme dont la présentation, l’intégration du projet et l’appréciation des impacts sont présentées dans le rapport d'étude d'impact disponible au téléchargement (PDF, 42Mo).
La Communauté d’Agglomération d’Amiens Métropole met en oeuvre une politique d’amélioration de l’attractivité du réseau de transports collectifs visant à augmenter sa part modale dans le respect des engagements du PDU approuvé en 2002 (voir rappel ci-dessous). Celui-ci prévoit notamment un accroissement de l’usage des transports collectifs (+66%) ou encore, une multiplication par 4 de l’usage du vélo.Ces objectifs se traduisent aujourd’hui par la réalisation d’aménagements conséquents, tels que celui prévu sur l’axe Barni/Ferry.
Cet axe est un corridor majeur de transports collectifs et une pénétrante importante du territoire amiénois.
Emprunté quotidiennement par 8 000 véhicules, il a besoin d’être réaménagé afin de répondre à des objectifs spécifiques :
• L’amélioration de la desserte en bus et notamment de leur vitesse commerciale
• La pacification et le partage de l’espace entre les usagers
• La sécurisation des abords des établissements scolaires
• Une meilleure accessibilité des commerces
Afin d’atteindre ces objectifs, Amiens Métropole prévoit le réaménagement de la rue Jules Barni et de la chaussée Jules Ferry de façade à façade.
rappel des objectifs du PDU actuel (2002-2012) voté en 2002 et bilan
Mode | Mobilité en 1999 | Objectifs par mode en 2012 | |
Bus/tram | 0.31 déplacements/personne/jour | Transport collectif : + 66% soit | |
Pour répondre à l’objectif d’augmentation de 66%, le PDU prévoyait une ligne de TCSP sur l’axe EST-OUEST reprenant le tracé de la ligne 1, incluant donc l’axe Barni/Ferry. | |||
Mode | Mobilité en 1999 | Objectifs 2012 | Résultats enquçete ménages 2010 |
Bus/tram | 0.31 déplacements/personne/jour | 0.5 % (+0.66%) | 0.28 (-10%) |
Consultez la rubrique consacrée au PDU en suivant ce lien pour en savoir plus.

