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Elus concernés
Coliseum d'Amiens
Tél: 03 22 71 12 12
Rue Caumartin,
BP 2712
80027 AMIENS Cedex1Rue Caumartin,
BP 2712
80027 AMIENS Cedex1
Les fouilles archéologiques
Les fouilles du Palais des Sports à Amiens
La restructuration du Centre Coubertin a entraîné une intervention archéologique de grande ampleur, supportée financièrement par la Ville d'Amiens et l'Etat, exceptionnellement, en raison de l'intérêt du site. De par sa surface, près d'un hectare, il s'agit d’un des chantiers archéologiques en milieu urbain les plus importants de France. Ce sauvetage, difficile, s'est déroulé d'août à novembre 1992, puis de mai 1993 à mars 1994.
Une bonne conservation des vestiges.
Une série d'habitations gallo-romaines alignées sur une centaine de mètres le long d'une voie est-ouest et une autre le long d'une voie nord-sud ont pu être observées, offrant souvent la vision spectaculaire de murs en élévation. Les états des Ier et IIème siècles après J-C., remarquablement préservés, ont été particulièrement étudiés. ceux du IIIème siècle, date d'abandon du quartier, ayant été détruits, en grande partie, vraisemblablement par la mise en place de la caserne Stengel au XVIIIème siècle.
Des plans complets d'habitations.
Le caractère exceptionnel de ces fouilles réside également dans le fait que, pour la première fois à Amiens, le plan complet d'au moins six maisons gallo-romaines a pu être dressé. On est d'abord frappé par l'extrême densité des vestiges sur toute l'insula , bloc d'immeubles, puis par la surface des domus (maisons bourgeoises) variant entre 400 m2 et 2500 m2, cela confirme et amplifie, localement, l'impression d'une ville très peuplée.
Ces plans semblent calqués sur un modèle méditerranéen avec. il est vrai, de notab1es adaptations liées à nos conditions climatiques: les pièces d'habitations s'organisent autour d'un péristyle (couloir) lui-même encadrant une vaste cour intérieure. Les locaux liés à l'artisanat sont ouverts le longs des voies.
Des maisons soignées.
Des différences apparaissent quant aux modes de construction. Des habitats contemporains emploient aussi bien le torchis, le moellon en craie en soubassement ou en élévation, toiture de chaume ou de tuiles. Les éléments d'architecture (colonnes, fragments de stuc), les enduits peints, sols en béton, systèmes de chauffage par hypocauste soulignent le caractère soigné des habitations.
Il ne s'agit cependant pas d'une image figée à un moment donné. Le quartier a vécu. avec ses malheurs, tel cet incendie des 125 /130 ap. J.C. relevé sur tout le site, avec ses transformations permanentes au cours du temps qui ne semblent cependant pas avoir affecté le cadre originel.
Une urbanisation précoce.
Au contact du sol vierge, un premier état datant des années 30-50 après J.C. a été observé. Il est essentiellement composé de trous de poteaux de bâtiments et de fossés formant des limites de propriétés qui demeureront sensiblement les mêmes aux époques postérieures. En outre, la fouille de silos associés à cet état a livré un matériel abondant et de qualité (céramiques importées, antéfixe à décor figuré...).
Tout aussi précoce est l'installation de constructions en dur dès le début de l'époque flavienne (vers 60 après J.C.).
Une ville gallo-romaine qui s'étend.
Ces fouilles - ont aussi permis de confirmer l'extension de la ville jusqu'aux boulevards intérieurs avec la présence d'une nouvelle zone d'insulae . l'apport de découvertes récentes, leur densité amplifient la superficie de la ville avoisinant les 200 hectares pour une population estimée à 20000 habitants au IIème siècle, se qui fait de Samarobriva l'une des plus Importantes villes de Gaule du nord.
De plus, les remblais de grandes fosses d'extraction de limon, datant du milieu du 1er siècle, nous apporte quelques éléments importants en ce qui concerne le reste de la ville, telles deux lettres en bronze recouvertes de feuilles d'or qui devaient orner le fronton d'un bâtiment public situé dans un autre quartier.
Un mobilier abondant.
Huit tonnes de matériel, surtout des céramiques importées ou régionales, plusieurs centaines d'objets en bronze dont certains sont rares (un seau et une oenochoé ouvragés sont exposés au musée de Picardie), d'objets en fer, en os, en ivoire (une représentation de la divinité égyptienne Harpocrate) illustrent la vie quotidienne de ce quartier à l'époque gallo-romaine dans des domaines variées: domestique, artisanal ou religieux, mobilier et structures dénotent assurément une population de gens aisés.
la réoccupation du site au XVème siècle a permis d'exhumer également un mobilier important: la production du Beauvaisis au XVème siècle y est largement représentée ainsi que des pièces exceptionnelles comme un cor en céramique rhénan ou de Saintonges et un pichet "aux Princes électeurs" en grès allemand du début du XVIIème siècle.
Une étude de longue haleine.
la mise au net des plans et des stratigraphies (plusieurs centaines de mètres), leur étude, le remontage et le dessin de milliers de céramiques, le dessin et l'étude de centaines d'objets, leur restauration, toutes ces opérations vont prendre de longs mois. les analyses en laboratoire permettront de connaître l'environnement du site et d'affiner les datations. Tout devra être prêt pour la publication en 2003 du chantier archéologique le plus important jamais réalisé à Amiens.
En résumé, l'étendue exceptionnelle du chantier, la bonne conservation des vestiges offrent une opportunité remarquable pour faire progresser les connaissances sur Amiens antique et notamment la naissance de l'urbanisation dans ce secteur de Samarobriva, 1’évolution spatiale d'une insula, l'approche de la composition sociale et des mentalités par le biais. entre autre, des objets retrouvés.
Quelques chiffres
Un chantier impressionnant :
40000 m3 de terre déplacée
Plus 1 HECTARE 1/2 de surface vitrée
110 tonnes de gaines de chauffage
3600 m2 de cloisons sèches
3700 m de canalisations d’eau
20000 m2 de faux plafonds
7000 m2 de carrelages
32000 m2 de peinture et de revêtement mural
18 km de tubulures du système de froid coulés dans la dalle du Dôme
581 détecteurs d’incendie
23 caméras de surveillance
149 haut-parleurs et enceintes acoustiques
572 portes
5 monte-charge dont un ascenseur d’une capacité de 3,2 tonnes
Le coût de réalisation de cet espace de loisirs et de sports, est évalué à ce jour à 230 MF TTC.
Il a été financé de la façon suivante :
Communauté Européenne 13,14 %
Etat 1,60 %
Conseil régional de Picardie 13,41 %
Conseil général de la Somme 23,22 %
Ville d’Amiens 43,17 %
Ouvert à la clientèle depuis 1/1996, le Coliseum a accueilli en 1998 son MILLIONIÈME client.
La capacité d'accueil maximum du Coliseum, à un instant T, est de près de 10000 personnes.


