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Autour d'un genre.

Autour d'un genre.

25/05/2013 au 13/07/2013

Le Musée de Picardie sort de sa réserve au Carré noir du Safran

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Le Temps des Romains : perception, mesure et instrument
 

Exposition dossier : du 27 octobre 2012 au 24 mars 2013


Dans les temps les plus reculés de l’Antiquité, les hommes (Egyptiens, Babyloniens, Chinois, juifs grecs et romains) ont pris conscience du temps qui passe et tenté de le mesurer. Ils ont mis au point des objets permettant de rythmer la vie : clepsydre, horloge à eau, cadrans solaires, et élaboré des calendriers.
L’exposition proposée repose sur la découverte récente d’un cadran solaire portatif d’époque romaine faite lors des fouilles archéologiques menées à Amiens à l’îlot de la Boucherie et la présence d’un autre cadran antique en alliage cuivreux découvert à Berteaucourt-les-Dames (Somme).
Ces deux petits objets sont exceptionnels : véritables montres antiques, on n’en connaît que vingt-quatre pour l’ensemble du monde romain, réparties dans les musées européens (britanniques : Science Museum of London, British Museum de Londres, musée d’Oxford ; allemands : Mayence, Trèves ; italiens, Este, Herculanum, Appulée ; grecs : Samos …etc.) ou dans les collections privées.
Six sont présentés, les autres, le sont sous forme de poster.
L’ingénieur romain Vitruve signale de nombreux modèles de ces cadrans solaires portatifs destinés à ceux qui souhaitaient avoir l’heure sur eux et à ceux qui voyageaient. Les exemplaires trouvés lors des fouilles ont permis de confirmer la variété des cadrans antiques, du médaillon de bronze à la petite plaque en laiton, en bronze (Trèves) ou en os (Mayence) ; de l’anneau (Philippes en Grèce) au médaillon en forme de jambon à suspendre (à Herculanum en Italie).

Rassembler d’autres exemplaires de cadrans portatifs venus d’Europe, les comparer à des cadrans fixes comme celui conservé au musée de Louvre (scaphé de Carthage, un fac-similé) ou d’Allemagne (Gommersheim) et de Gaule Belgique, les montrer aussi représentés dans l’art antique (mosaïque de Trèves) permettent de réaliser la première exposition de ce genre, présentant des objets qui ne sont parfois jamais sortis des musées où ils sont conservés ou même qui n’ont encore jamais été montrés au public. Certains n’ont pu être prêtés pour des raisons de conservation ou de leur éloignement.
Enfin, des pièces d’une collection privée permettent de réaliser une frise du temps particulièrement riche, de l’antiquité à nos jours.


Commissaire : Noël Mahéo, conservateur en charge des collections archéologiques.
Co-commissaire : Christine Hoët-Van Cauwenberghe, Maître de conférences en Histoire romaine, Université de Lille 3, Centre de recherches Halma-Ipel.
Collaborateurs : Gérard Baillet ; Eric Binet, archéologue à Amiens-Métropole ; Jérôme Bonnin, Docteur en Archéologie, Université de Lille 3 ; Jean Krier, conservateur Musée de Luxembourg ; Denis Savoie, chef du département astronomie-astrophysique, Palais de la découverte à Paris ; Lothar Schwinden, conservateur Rheinisches Landesmuseum Trier.


Programmation :
•Dimanche 4 novembre 15h : Visite en famille
•Mardi 6 novembre 15h : Une oeuvre, une heure par Noël Mahéo, conservateur en charge des collections archéologiques
•Jeudi 8 novembre 19h : Cycle de conférences : « Les cadrans solaires de l’Antiquité à nos jours » par Denis Savoie, chef du département astronomie et astrophysique du Palais de la Découverte à Paris.
•Jeudi 15 novembre 19h : Cycle de conférences : « Le cadran solaire portatif d’Amiens » par Christine Hoët-Van Cauwenberghe, Maître de conférences en Histoire romaine, Université de Lille 3 et Eric Binet, archéologue à Amiens-Métropole.
•Samedi 1er décembre 15h : Visites pour mal voyant ou déficients visuels
•Jeudi 6 décembre 19h : Visite commentée par Noël Mahéo, conservateur en charge des collections archéologiques
•Mercredi 12 décembre 12h15-13h45 : Visite à croquer
•Jeudi 13 décembre 19h : Cycle de conférences par Jérôme Bonnin, Docteur en Archéologie, Université de Lille 3 : «L’horloge au quotidien , la place du temps et de sa mesure dans la société romaine»
•Samedi 12 janvier 15h : Visite en langue des signes françaises
•Jeudi 24 janvier 19h : Cycle Histoire de l’art en archéologie - Jan Duda (Agrégé en Sciences Physiques), « Quelques notions d’astronomie pour comprendre les cadrans solaires »
•Jeudi 31 janvier 19h : Cycle Histoire de l’art en archéologie
•Jeudi 7 février 19h : Cycle Histoire de l’art en archéologie
•Du 19 au 20 février 10h-12h & 14h30-16h30 : Ateliers de créativité pour les 6-9 ans
•Du 21 au 22 février 10h-12h & 14h30-16h30 : Ateliers de créativité pour les 10-15 ans
•14 mars 2013 : Christine Hoët-van Cauwenberghe (Maître de Conférences en Histoire romaine, Université de Lille 3), présentation du cadran des Balkans.

Paysages vécus, paysages rêvés
 

Tableau de Lajoue et de Plav

La rénovation du premier étage étant aujourd’hui à l’étude, le Grand Salon reste le seul espace dédié pour le moment aux peintures au sein du Musée de Picardie. Le renouvellement périodique de son accrochage offre l’occasion de faire redécouvrir aux visiteurs des œuvres conservées en réserve depuis la fermeture de l’étage, mais également de faire découvrir des tableaux invisibles depuis plusieurs décennies. Sur les quatre-vingt-dix nouveaux tableaux accrochés dans le Grand Salon à partir du mois d’avril, quinze toiles et cinq cadres ont ainsi fait l’objet d’une intervention de restauration, qui s’inscrit dans le cadre d’une campagne pluriannuelle de restauration de tableaux en prévision de la réouverture du premier étage.

Sous les cendres du Vésuve
 

Stèles de Palmire et de peinture
Stèles de Palmire et Peinture murale de Boscoreale

Les deux peintures murales de la villa romaine de Boscoreale (près de Pompéi) conservées au Musée de Picardie, viennent d’être restaurées par le Centre d’étude des peintures murales romaines (CEPMR) de Soissons.
Les visiteurs peuvent les redécouvrir dans un nouvel accrochage depuis le 7 octobre 2010, dans les salles archéologiques, au sous-sol du musée.

La section Mérovingienne déménage
 

Garniture de Châtelaine VIe s. Cl. Hugo maertens

Un espace agrandi des expositions temporaires


La section mérovingienne a déménagé, permettant l’agrandissement de la salle d’exposition temporaire dédiée aux expositions dossiers. Elle clôt désormais un parcours archéologique riche, parmi les plus importants du nord de la France.

Nouveau lieu, nouvelle présentation, elle met en valeur une collection héritée pour de nombreuses pièces d’Albert Maignan au début du XXe siècle ou issue de fouilles plus récentes : Moreuil, St Sauveur… C’est en effet à l’archéologie funéraire que l’on doit l’essentiel de nos connaissances sur l’armement mérovingien. Dès les IVe-Ve siècles, les militaires germaniques installés en Gaule par le pouvoir romain emportent dans la tombe une partie de leur équipement.
Durant les deux siècles suivants (VIe-VIIe siècles), les nouveaux arrivants imposent massivement cette coutume. Les guerriers reposent avec, à leur côté, les panoplies habituelles : haches de jet, lances et scramasaxes accompagnés des baudriers dont nous sont parvenus des éléments métalliques, des incrustations de fil de laiton, d’argent ou d’or (damasquinure) ornent les plaques de ceinture. Les parures féminines soulignent l’élégance des mérovingiennes et donnent pour les plus belles un aperçu du savoir-faire des orfèvres du Haut Moyen âge : argent décoré de nielle ou plaqué d’or, utilisation du filigrane, grenats et verroteries cloisonnés, travail de l’ambre, du verre et des pierres dures. De délicats pendants de boucles d’oreilles en tôle d’or complètent l’image que l’on peut se faire de la coquetterie de ces riches «barbares».

Le christianisme est largement évoqué par rapport à l’ancienne présentation. Un ensemble exceptionnel d’épitaphes de fidèles témoigne de la solide implantation du christianisme à Amiens dès le Ve siècle. Trois épitaphes du VIIe siècle retrouvées à proximité de la cathédrale d’Amiens actuelle, autour du groupe épiscopal primitif, indiquent le regroupement en ville des cimetières autour des établissements de culte. Les campagnes ont visiblement connu une évangélisation plus tardive et plus difficile s’achevant au cours du VIIe siècle.

Une période à redécouvrir !